Le MIN de Cavaillon et les entreprises d'expédition qui l'entourent brassent chaque année des dizaines de milliers de tonnes de fruits et légumes. Pour les rongeurs, ce flux permanent de marchandises et de palettes est une autoroute : ils voyagent avec les cargaisons, s'installent sous les quais et dans les faux plafonds, et recolonisent vite un site mal protégé. C'est pourquoi nous privilégions ici la lutte intégrée : appâtage raisonné, piégeage mécanique dans les zones de denrées nues, étanchéité des bâtiments et traçabilité complète, conformément à la réglementation sur les biocides.
La saison du melon, de mai à septembre, ajoute la problématique des mouches : les volumes de tri et les déchets organiques font exploser les populations en quelques jours de forte chaleur. Nous installons désinsectiseurs à grille, appâts et traitements des zones de déchets pour maintenir les comptages à un niveau acceptable en audit.
Côté habitat enfin, la ville s'étire entre la colline Saint-Jacques, la Durance et les premiers reliefs du Luberon : les quartiers résidentiels en lisière de zones agricoles connaissent des intrusions saisonnières de rongeurs, et les abords de la Durance entretiennent une population de rats qui remonte vers les jardins en période de basses eaux comme après les crues.
À Cavaillon, la saisonnalité des nuisibles est dictée par la filière fruits et légumes autant que par le climat : pic de mouches de mai à septembre pendant la campagne du melon, quand les températures dépassent souvent 30 °C ; guêpes et frelons de juin à octobre, nichés à l'abri du mistral qui souffle fort dans la vallée de la Durance ; rongeurs toute l'année dans les entrepôts, avec une vague supplémentaire vers les habitations d'octobre à février, les hivers étant sensiblement plus froids qu'au littoral azuréen.